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L’apôtre semble être un personnage-clé du Nouveau Testament. Le mot apostolos lui-même y est employé quatre-vingts fois et on le trouve sous la plume de tous ses auteurs hormis Jacques. Jésus a lui-même choisi les « les Douze » et leur a consacré une grande partie de son temps. Les Actes sont principalement ceux des apôtres (Pierre et Paul). Dans nombre d’épîtres, Paul défend son ministère ou traite du ministère apostolique ; il y consacre au moins une quinzaine de chapitres (Ga 1-2 ; 1 Co 1-4 ; 2 Co 2-7 ; Ep 3). Selon Éphésiens 2.20, l’Église se construit sur les fondations que sont les apôtres et, selon Apocalypse 21.14, les murailles de la Jérusalem à venir portent les noms des douze apôtres de l’Agneau.

La question de l’apostolat semble donc importante selon le Nouveau Testament. Voici donc certaines des questions auxquelles nous tenterons de répondre : Qui est apôtre selon le Nouveau Testament et quels sont les critères de l’apostolat ? Leur nombre se limite-t-il aux Douze et Paul ? Et jusqu’à quel point les apôtres avaient-ils conscience des responsabilités liées à leur ministère ? Par ailleurs, devrait-on s’attendre à ce qu’il y ait encore des apôtres de nos jours ?

Auteur du cours : professeur Jacques Buchhold

Professeur référent : professeur Jacques Buchhold

Ce cours offre une introduction à un groupe de trois livres de l’Ancien Testament (Proverbes, Job, Qohélet ou Ecclésiaste) qui sont habituellement qualifiés d’écrits de sagesse (ou sapientiaux).

Le parcours pédagogique proposé permet de découvrir que ces œuvres relèvent d’un genre littéraire attesté plus largement au Proche-Orient ancien et notamment dans d’autres livres juifs, dont deux figurent dans le canon catholique (Ecclésiastique ou Siracide, Sagesse de Salomon). C'est aussi l’occasion de se pencher sur une dynamique essentielle qui traverse la littérature sapientiale en générale et le petit groupe de livres bibliques concernés en particulier. Il s’agit d’une tension fructueuse entre la valorisation de principes « traditionnels » (par exemple, la rétribution par Dieu du juste et du méchant en fonction de leurs œuvres) d’une part, et, d’autre part, une réflexion libre qui explore les limites de ces principes face, par exemple, au cas du juste qui souffre tel Job.

Auteur du cours : Professeur Matthieu Richelle

Professeur référent : Professeur Matthieu Richelle

Au cœur de la vie communautaire chrétienne se trouve la prédication ; c’est par elle, en effet, que le message biblique est transmis à l’Église réunie. Elle fait donc partie des expériences régulièrement vécues par les chrétiens et, comme toute pratique chrétienne, elle doit faire l’objet d’une réflexion théologique.

Avec ce cours, vous analyserez en premier lieu les fondements bibliques de la prédication, son importance et ses contours.

La deuxième étape du cours met en lumière la spécificité de la prédication chrétienne, par rapport à d’autres discours religieux, à savoir son rapport à la personne et au message de Jésus-Christ. Vous étudierez donc les différentes façons dont le prédicateur peut annoncer Jésus-Christ à partir du texte biblique de l’Ancien et du Nouveau Testament.

La prédication s’apprend aussi par la pratique et par l’expérience, surtout si elle fait l’objet d’une évaluation. La dernière étape de ce cours vous permettra d’aborder cette mise en pratique. Je vous accompagnerai ainsi dans l’étude des différentes parties de la prédication, depuis l’analyse du contexte dans lequel elle s’inscrit jusqu’à la mise en forme du message, en passant par le choix et l’étude du texte biblique prêché.

À l’issue de ce cours, vous aurez franchi une première étape et vous disposerez de bases solides non seulement pour construire une prédication édifiante pour l’Église, mais aussi pour élaborer d’autres formes de communication du message de l’Évangile, devant des groupes plus restreints ou plus ciblés que celui de l’Église dans son ensemble.

Auteur du cours : Professeur Christophe Paya

Professeur référent : Professeur Christophe Paya

Dans les premiers siècles de l’histoire de l’Église, les chrétiens étaient peu nombreux, sans statut reconnu et parfois persécutés. Malgré cela l’Église s’est développée ; elle a même grandi de manière impressionnante dans l’Empire romain et bien au-delà.

Avec ce cours, vous découvrirez le contexte dans lequel le christianisme a fait ses premiers pas et ce, jusqu’au milieu du 5e siècle. Les facteurs politiques, sociaux, économiques et religieux de ce temps seront explorés ainsi que la façon dont l’Église a vécu et annoncé l’Évangile. De nombreux témoins seront convoqués : les expressions écrites et pratiques de la foi, les traces des conflits, les critiques du christianisme venant tant de l’extérieur que de l’intérieur de l’Église.

Les débuts de la théologie chrétienne--et la manière de faire de la théologie--allant jusqu’aux grands conciles et à Augustin, ainsi que de la structuration de l’Église seront aussi objets de vos investigations.

Après une période de persécution sévère à la fin du 3e et au début du 4e siècle, l’empereur Constantin accordera à l’Église une reconnaissance favorable puis, sous Théodose Ier, le christianisme deviendra la religion officielle et obligatoire de l’Empire (380). C’est donc un changement radical et, pour finir ce cours, je vous accompagnerai dans votre analyse des évolutions théologiques, pratiques et éthiques ainsi suscitées, ainsi que dans votre réflexion missiologique pour notre époque.

Auteur du cours : Professeur Neal Blough

Professeur référent : Professeur Neal Blough

La christologie, c’est-à-dire la doctrine du Christ, permet au chrétien d’acquérir l’intelligence la plus complète possible du personnage en qui il a mis sa foi pour son salut et pour sa vie entière.

Ce cours, relevant de la théologie systématique, est solidement adossé à l’étude de l’Écriture. Il permet de repérer les grandes figures de l’attente d’Israël (le prophète comme Moïse, le fils de David, le serviteur souffrant du Seigneur, le fils de l’homme) et de comprendre leur convergence en une seule personne possible : Jésus de Nazareth. Il analyse la conscience de soi de Jésus : la manière dont Jésus s’est compris lui-même et la manière dont ses disciples l’ont compris. Il expose les formulations de la foi en Jésus et détaille les concepts reçus par le concile de Chalcédoine. Enfin, il offre une présentation synthétique de l’œuvre de Jésus-Christ.

A l’issue de ce cours, chacun pourra rendre compte de sa foi en Christ, chacun pourra montrer que Jésus de Nazareth est bien le Messie promis et expliquer qu’il peut être à la fois, dans son unité, vrai Dieu et vrai homme.

Auteur du cours : Professeur Alain Nisus

Professeur référent : Professeur Assistant Jacques Nussbaumer

Ce cours appartient aux « prolégomènes », ces « choses qu’on dit d’abord » lorsqu’on déploie le discours théologique. Là se situe le questionnement sur l’œuvre entreprise : sa nature, ses moyens, ses principes.

Le présent cours développe la doctrine de l’Écriture Sainte : les différents termes désignant la Bible et la méthode utilisée pour l’étudier, son statut dans l’histoire, ses principales descriptions, ses principaux attributs, comment elle fut et est reçue par l’Église.

A l’issue de ce cours, chacun pourra donner les raisons pour lesquelles la Bible est reconnue comme Parole de Dieu et chacun pourra expliquer ce que cette reconnaissance implique, à savoir : l’obéissance à la volonté de Dieu ainsi révélée.

Auteur du cours : Professeur Henri Blocher

Professeur référent : Professeur Assistant Jacques Nussbaumer